Poème
Le Voyage d’Italie
par Auguste BRIZEUX
De son voyage d’Italie Toute la vie on se souvient ; C’est comme une douce folie ; On en parle toujours sitôt qu’on en revient. Même (on nous l’a dit) un jeune homme, Parti du Nord pour un été, Vieillard n’avait point quitté Rome : Captif comme Merlin dans un cercle enchaîné. Tant ce beau soleil nous pénètre ! Tant l’art nous remplit de sa foi ! Aperçu, souvenir peut-être De ce monde idéal que chacun porte en soi. De son voyage d’Italie Toute la vie on se souvient ; C’est comme une douce folie ; On en parle toujours sitôt qu’on en revient.
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