Poème
Les deux Fleurs
par Auguste BRIZEUX
le voyageur. Arrête ton cheval, saute à bas, mon vieux faune ! Et va, bon voiturin, du côté de la mer : Sur le bord de cette anse où le flot est si clair, Coupe, dans les rochers, coupe cette fleur jaune. le voturin. C’est une fleur sauvage, ô seigneur étranger ! Là-bas nous trouverons des bouquets d’oranger. le voyageur. Non, laisse l’oranger embaumer le rivage, Pour ces parfums si doux je suis barbare encor ; Mais sur ma terre aussi poussent les landiers d’or. Et j’aime la senteur de cette fleur sauvage.
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