Poème
Les Frères de la Miséricorde
par Auguste BRIZEUX
À coups redoublés le Bargello sonne, Mon pâle voisin quitte le café ; Toujours plus bruyant le tocsin résonne, Un autre s’en va : qu’est-il arrivé ? « Seigneur, nous logeons dans la même auberge, Quels sont ces gens noirs couverts jusqu’aux yeux ? Pour porter des morts et tenir un cierge, Leurs doigts sont bien blancs ? Je suis curieux. — Seigneur étranger, nul ne peut connaître Ces hommes voilés pour faire le bien : C’est un ouvrier, le Grand-Duc peut-être ; Sous cet habit noir chacun est chrétien. »
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