Poème
Les trois Douleurs
par Auguste BRIZEUX
Dans son jardin il prit trois fleurs, Puis, en versant trois fois des pleurs, Il me parla des trois douleurs. « Ah ! criai-je, il faut que tu m’aides ! Prêtre, apprends-moi les trois remèdes Aux durs pensers dont tu m’obsèdes. — Non, dit-il, apprends à souffrir ; Car la fleur du corps doit mourir, La fleur de l’esprit se flétrir. « Mais oublions ce qui se fane, Si le cœur n’a rien de profane. Et garde sa fleur diaphane ! »
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