Poème
Ô coeur léger, ô courage mal seur
Ô coeur léger, ô courage mal seur, Penses tu plus que souffrir je te puisse ? Ô bonté creuze, ô couverte malice, Traitre beauté, venimeuse doulceur ! Tu estois donc tousjours seur de ta soeur ? Et moy, trop simple, il falloit que j'en fisse L'essay sur moy, et que tard j'entendisse Ton parler double et tes chantz de chasseur ? Despuis le jour que j'ay prins à t'aymer, J'eusse vaincu les vagues de la mer : Qu'est ce meshuy que je pourrois attendre ? Comment de toy pourrois j'estre content ? Qui apprendra ton coeur d'estre constant, Puis que le mien ne le luy peut apprendre ?
Commentaires (1)
Oisif penseur -------- Jamais je ne fus un bosseur, Je suis bien exempt de ce vice ; Au cours de mon temps de service, J'encourus l'ire des censeurs. J'aurais pu être professeur Pour en tirer des bénéfices ; Mais que voulais-tu que j'en fisse ? Ça, je le laisse aux connaisseurs. L'air est serein,le ciel est clair, Mille senteurs traversent l'air ; Quelques oiseaux se font entendre. Je n'écris rien, c'est épatant, C'est d'un oisif ce qu'on attend ; Sur ce sujet, pourquoi s'étendre ?
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