Poème
Sur la même guerre
Ames pleines de vent, que la rage a blessées, Cognoissez votre faute, et bornez vos pensées En un juste compas ; Attachez vostre espoir à de moindres conquestes : Briare avoit cent mains, Typhon avoit cent testes, Et ce que vous tentez leur cousta le trépas. Soucis, retirez-vous ; faites place à la joye, Misérable douleur dont nous sommes la proye ; Nos voeux sont exaucez ! Les vertus de la Reine et les bontez célestes Ont fait évanoüir ces orages funestes, Et dissipé les vents qui nous ont menacez. Note : fragment, donné inachevé par la source.
Œuvres poétiques de Malherbe, éd. Prosper Blanchemain, Flammarion, 1897 (texte de l’édition de 1630)
Connectez-vous pour laisser un commentaire.