Poème
Aux Fermiers de Coat-Forn
par Auguste BRIZEUX
Misères ! on ne voit que porteurs de besaces, Haillons et membres nus sortant de leurs crevasses, Enfants hâves, vieillards perclus, êtres hideux… Sans compter les pauvres honteux. Braves gens, vous savez combien, en moins d’une heure, Sont venus en priant près de votre demeure, Mais à tous s’ouvrait votre main… Oh ! puisse, à travers champs, toute miette de pain Qui tombe se changer en un beau grain de seigle ! Le ciel donne à la main qui donne : c’est la règle.
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