Poème d’un membre
Beyrouth à coeur et à cris (extrait)
par francois_xavierMembre
Et le feu tomba du ciel Déferlante d’étoiles et de fumée noire Sur les berges de la vie Tomba du ciel la fumée noire Masque de honte et tueuse d’étoiles Annihilant ainsi l’idée de l’autre Frappé brisé vaincu et humilié La perversion de la force enchaînée Par l’esprit unique de l’arbitraire Beyrouth pleura Premières victimes expiatoires des autodafés Martyrs de la splendeur Portant flambeaux et étendards Une larme puis des torrents de pleurs Pour une vie sans âme Plongée sous l’effroi Beyrouth s'abandonna A la douleur initiale Au plaisir solitaire Du chaos Naquirent la haine et l'amour Et la forteresse du savoir et du plaisir Devint matière morte Où les vagues du désir Explosaient En crêtes de fureur et de jouissance Beyrouth résista Devenue du fait de l'échec et du temps L'abri silencieux la tombe hurlante D'une victoire esseulée laissée à l'agonie Sépulture monumentale du plaisir et du savoir Où la vie sans âme Rampait d'abris en décombres De ruines en abris comme une pendule Marquant le ton à deux temps Beyrouth supporta L'insolence dépourvue d'artifices Politique politicienne du billet vert : nue et limpide Offerte La cité phare explosa d'un cri silencieux Appuyée à la glissière du temps Pour ne pas trop déranger l'ordre des choses [...] Beyrouth admira Ces enveloppes charnelles soudain libérées De la suie qui leur collait au visage De l'acide qui tachait leur peau Libérés ces elfes des cachots humides Rendus au vent de mer A la rosée des matins Enfin pouvoir sourire Au soleil qui se lève Pleurer du bonheur d'être ensemble Respirer les embruns De la Méditerranée sœur fidèle Qui accompagna les hommes taupes Sur le long chemin de la Rédemption Mis en abîme grâce à l'intervention Christian Jaccard dans un livre d'artiste publié en janvier 2009 aux éditions du Pyronaute.
Commentaires (1)
Ce texte me fait penser à desproges qui en son temps nous avait crié "..;,nous n'irons plus au Liban, les cedres sont coupés, ces enfants que voilà ne savent plus chanter!". Le temps passe et souhaitons entendre encore ces chants d'espoir.
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