Poème d’un membre
Kiwi
par francois_xavierMembre
Pourquoi à la cime De la canopée brillait Cet impossible à la manière De. Était-ce un appel Une invitation scandaleuse Comme la nature sait Si bien se jouer De nous ? Le cueillir ou Passer son chemin Comme si, jadis Alors que le fruit mûr Me tendait les bras… Léger duvet urticaire Robe terre de Sienne Quel drôle d’écrin. Alors ? D’habitude coupé en deux Dans le sens d’une certaine Longueur. Le kiwi Se rendit l’air de rien. : cœur tendre Pulpe épicée Pépins poivrés Selon l’usage. Voire le sens D’usage. Deux doigts une éternité Deux doigts une félicité Vaincre le souffle sur la crête Du désir éclaté – obsession ! Bercée par sa musique Rotative l’eau salée te parla D’hier et l’encens couvrit Ta sueur perlée. Dessin en peintures Dans le feu des arabesques Sur tes hanches mordorées. L’absent triompha alors Roche rouge des volcans Endormis cette lave en toi Libéra son poids hier Sur ton corps enchaîné – Tu t’envolas pour ailleurs. Désert marin sous les étoiles Comme si les fruits Se nourrissaient de nuit. Soyeux et trempé d’embruns J’entrai : Soleil sur soleil. Dans l’huile De la lumière s’ouvrit La clairière des mondes Sous les nuages. Plus d’épée ni de blessure Kiwi pressé Goutte à goutte Le cathéter distilla Le poison. Sel encore. Brûlantes muqueuses Doux d’amour Bonbon sucré de mon enfance Enveloppe mon âme Perdue Aux quatre vents. Ce poème fut accompagné d'interventions originales de Christian Jaccard. Il a été composé à la main en caractère Garamond et tiré à 20 exemplaires numérotés de I/20 à 20/20 et 10 exemplaires annotés HC I/X à HC X/X. Tous les exemplaires sont signés par l’auteur et l’artiste. Achevé d’imprimer à l’Haye-les-Roses par la SAIG sur les presses de François Huin, maître typographe, le 18 novembre 2011.
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