Poème
Des Femmes et du Mariage (version française)
par Auguste BRIZEUX
Mieux vaut plein la main d’amour Que des richesses plein le four. Fussiez-vous plus noire qu’une mûre. Vous êtes blanche pour qui vous aime. La feuille tombe à terre, Ainsi tombe la beauté. La petite fleur tourne parfois, L’amour de la jeune fille tourne toujours. Pour ranger le loup il faut le marier. Marie ton fils quand tu voudras Et ta fille quand tu pourras : Mieux vaut tôt marier sa fille Qu’avoir plus tard des regrets. C’est par-dessus la crinière de la jument Qu’on prend la pouliche. Se marier, vivre longtemps, Désir de tout Jean et de toute Catherine (désir des sots). Ils sont mariés, ils vivent longtemps, Tous voudraient revenir en arrière. Les mariages vus de loin Ne sont que tours et châteaux. Il n’y a pas de mauvaise chaussure Qui ne trouve sa pareille. Avec Jean-Guenillon S’est mariée Jeanne-Guenille. Frire la vermine de la pauvreté Dans le bassin de l’amour. (Amour et misère.) Brouille sera à la maison Si la quenouille est maîtresse. Jean-Jean ! pauvre Jean ! Jean deux fois Jean ! Mari ivrogne et femme joueuse Chassent vite les biens de la maison. Toute femme malpropre et dégoûtante Trouve bons ses mauvais ragoûts. Pour être ridée une bonne pomme Ne perd passa bonne odeur*. Un ne jette pas le coffre au feu Parce que la clef en est perdue. Vous n’enlèverez pas le coq à la poule, Ni Jean le rouge-gorge à sa compagne. La tourterelle fait pitié Quand elle a perdu sa moitié.
Connectez-vous pour laisser un commentaire.