Poème
Du trop saoul et de l'affamé
par Clément MAROT
L’autre jour un pauvre étranger Me contait d’un qui mourut ivre ; Et me dit : « Je n’ai que manger, Je me meurs et n’ai de quoi vivre. Je serais heureux de le suivre. » Et demandait lequel des deux Me semblait le plus malheureux. « L’un est mort, dis-je, et tu es sain. — Las ! dit-il, j’ai, moi langoureux, Faim sans fin, l’autre eut fin sans faim. »
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