Poème
Le vin qui trop cher m'est vendu...
par Clément MAROT
Le vin qui trop cher m’est vendu M’a la force des yeux ravie ; Pour autant il m’est défendu, Dont tous les jours m’en croît l’envie ; Mais puisque lui seul est ma vie, Malgré les fortunes senestres, Les yeux ne seront point les maîtres Sur tout le corps, car par raison J’aime mieux perdre les fenêtres Que perdre toute la maison.
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