Poème
La Corde d’argent
par Auguste BRIZEUX
Sans grand titre à l’esprit, jadis un grand seigneur S’offrait pour un fauteuil à notre Académie ; Le sévère Patru, soutien du seul génie, Très médiocrement prisait un tel honneur. À la docte assemblée il conta cette fable : Un certain Grec avait une lyre admirable, Sous ses doigts une corde en jouant se rompit ; Au lieu d’un nerf vibrant cet ambitieux mit Une corde d’argent plus brillante à la vue… Mais l’harmonie était perdue.
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