Poème
La Ronde sainte
par Auguste BRIZEUX
Heureux sous vos taillis, aimez, sages époux, Tous les humbles bonheurs naissent autour de vous. À l’horizon chantait murmurante et confuse La chanson d’une cornemuse ; Des pâtres s’étaient pris par la main et dansaient, Tous les yeux enfantins luisaient ; À l’heure où le soleil vers l’Océan décline. J’allais errant sur la colline ; Leur aïeule était là dont l’âge encor sourit, Jeune de cœur, jeune d’esprit ; Or, tous deux entraînés par la ronde folâtre. Nous avons pris la main d’un pâtre, Et le soir vit mêlés à ses rayons tremblants Les cheveux noirs, les cheveux blancs. Près de Ker-Véléan, votre agreste campagne, Un chœur joyeux ainsi couronnait la montagne.
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