Poème
Le Roi
par Auguste BRIZEUX
Les reptiles sortaient des gerbes, Sur la lande couraient les étalons superbes, Les daims bondissaient dans les herbes ; Par milliers, les poissons des fleuves, de la mer, Écaillés ou luisants, gracieux ou difformes, Polypes merveilleux ou cétacés informes, Fourmillaient dans l’eau douce et dans le gouffre amer ; Et les rapides hirondelles. Les cygnes voyageurs et les ramiers fidèles Volaient, volaient à tire-d’ailes ; Mais l’homme plus hardi montait jusqu’à l’éclair ; Des monstres l’emportaient, noirs, enflammés, énormes ; Ce roi des animaux prenait toutes les formes : Sur la terre il régnait, et sur l’onde, et dans l’air.
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