Poème
Les Pèlerins (Cycle)
par Auguste BRIZEUX
Doucement enlacés, et l’épouse et l’époux Un matin cheminaient sur leur cavale blanche : « Vers quel Pardon ainsi, jeunes gens, allez-vous ? C’est demain un jour de dimanche. — Sous les chênes voyez cette église au toit bleu : À son divin patron nous allons faire un vœu, On revient trois de sa chapelle. » La femme de rougir ; mais, dix mois révolus, Fière de son bonheur, elle ne rougit plus : Deux beaux enfants pendaient à sa double mamelle.
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