Poème
Les Profanateurs
par Auguste BRIZEUX
Sur sa base rayonne une blanche statue, L’envieux passe et brise un doigt ; Une antique maison est bien vite abattue, Le chêne de cent ans tombe dès qu’il le voit ; Il mutile son chien, puis, d’une main grossière, Il prive le coursier de sa noble crinière ; Vous, fils des laboureurs coupant vos longs cheveux, Celtes, il vous transforme en artisans hideux : Lors, sifflant comme la couleuvre, Laid, il se réjouit de la laideur, son œuvre.
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