Poème
Les quatre Jérôme
par Auguste BRIZEUX
Le vénérable aïeul, selon le vœu du prêtre, Put bénir les enfants de ses petits-enfants, Et j’arrivai pour voir Jérôme Quatre naître. Chaume patriarcal ! humbles et nobles gens ! Le repas fut joyeux, et grave la prière… Seigneur, un tel abri pour ma saison dernière ! La nuit, quand tout dormait, l’âtre silencieux Versait dans la maison une lueur de fête ; Hors du lit clos, la mère, en inclinant la tête, Sur le cher nouveau-né fixait longtemps les yeux ; Et moi j’observais tout, ému, non curieux ; J’écoutais le grillon chanter, léger prophète ; Et ces vers qu’aujourd’hui je formule, poète, Dans mon cœur s’amassaient calmes, mystérieux.
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