Poème
Les Songes de l’Ellé
par Auguste BRIZEUX
Cette nuit, sommeillant sur les bords de l’Ellé, J’entendais les flots noirs, soulevés par les pierres, Bruire, et le doux bruit vint clore mes paupières. Bonheurs des premiers jours ! Voici qu’un songe ailé Dans les bois me ramène, aux sources je m’abreuve, À travers les glaïeuls je nage dans le fleuve ; Puis une enfant debout sur un tertre isolé Chante ! — Est-ce vous, Marie ? — Ah ! cette voix sonore M’éveille… Le beau fleuve, il murmurait encore.
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