Poème
Les Vanneuses
par Auguste BRIZEUX
Légères sur leurs escabelles, Debout, les bras tendus, elles vannaient, ces belles ; Sur la grève de Loc-Tùdi, Elles vannaient leur seigle au soleil de midi : La balle volait sur les ondes Et sur un drap tombait le grain des moissons blondes. Longtemps j’admirai leur beauté, Puis je dis dans mon cœur, dans mon cœur attriste : « Souffle du ciel, vivante flamme, Hélas ! si l’on pouvait aussi vanner son âme ! »
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