Poème
Marie (Cycle)
par Auguste BRIZEUX
Cueillant des lucets noirs pour cette brune enfant, J’errais un jour d’été sous la forêt ombreuse, Comme elle enfant joueur, mais près d’elle rêvant : Sur la mousse et les fleurs et sur l’herbe nombreuse, Quand ses pieds nus laissaient leur trace, bien souvent Amoureux je passais sur la trace amoureuse ; Un ruisseau descendait vers l’étang de Ker-rorh ; Son beau front, entouré d’une tresse de laine, Brilla dans ce miroir, et mes yeux vers la plaine Suivaient l’onde emportant joyeuse mon trésor ; Dans l’air un jeune oiseau lança ses notes d’or, Sa voix lui répondit claire, argentine et pleine, Et moi, pour aspirer cette vibrante baleine, j’accourus… Dans mon cœur, ah ! je l’aspire encor !
Connectez-vous pour laisser un commentaire.