Poème
Nouveau Proverbe
par Auguste BRIZEUX
D’autres pourront s’asseoir, Maglor, à votre fête : On a tué le porc, on a chauffé le four, Vos filles, vos garçons travaillent nuit et jour, Un baril de vieux cidre et qui porte à la tête Est percé sous la grange, et vous n’épargnez rien ; Mais au seuil de la ferme est un énorme chien, Aboyeur hérissé dont l’œil fauve est d’un traître, Un hideux trouble-fête, et les cœurs empressés Qui chez vous s’en venaient par lui sont repoussés. Et moi je dis : « Tel chien, tel maître. »
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