Poème
Réponse
par Auguste BRIZEUX
Nul mondain ne m’a vu dans un salon doré ; Ils me connaissent mieux, les pâtres de Cornouaille : À leurs pauvres foyers souvent mon cœur tressaille, Par ces cœurs primitifs noblement inspiré. Et moi, je n’ai pas même un réduit assuré ; Près du courtil de chanvre un toit couvert de paille : À mon but cependant j’irai vaille que vaille, Poète des Bretons, comme eux simple, ignoré. Ce matin, cheminant sur la lande natale, J’ai lu les vers fleuris nés dans votre manoir ; Plus d’un parfum suave et flatteur s’en exhale ; Un nuage y flottait de votre passé noir : L’air pur l’a dissipé venant de la bruyère Où s’embaument mes chants, ma vie humble mais fière.
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