Poème
Ternaire
par Auguste BRIZEUX
Mon cœur, rassure-toi ! — Ce matin, dans les fleurs Aux larmes du matin se sont mêlés mes pleurs. Je me trempais dans leurs couleurs. Avec un pâtre enfant quittant mon toit de chaume, Des foins qui se berçaient j’ai respiré l’arôme, En moi je sens que tout embaume. De gais oiseaux chantaient sous leurs ombrages verts ; À leurs claires chansons répondirent mes vers Rajeunis comme l’univers.
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