Poème
Cassolette
par Eugène MANUEL
À mon ami Josephin Soulary Pour y brûler un grain d’ambre ou d’encens Gentil sonnet est une cassolette : Nous y mettrons innocente amourette, Regrets tardifs ou bien désirs naissants. Tels du soleil les feux éblouissants Sont réfléchis même en la gouttelette; Telle, en un bois, la simple violette Sous les buissons se trahit aux passants, Plus fort parfum n’irait à sa mesure ! Quant à railler sa fine ciselure, C’est blâmer fleurs en un petit terrain, Dessins légers sur une broderie, Joyaux mignons pour la galanterie : Orfèvre suis, et non fondeur d’airain !
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