Poème
Remerciement
par Eugène MANUEL
À mon ami Léopold Flameng Je garderai comme un avare, O Marguerite de Navarre, Tes Contes dans un bel écrin : Car Flameng, l’imagier qu’on vante, T’a fait renaître, plus vivante, Au doux toucher de son burin ! Il a’rajeuni l’œuvre ancienne : Désormais, elle est presque sienne; Et c’est merveille de le voir, Quand il trace, pour nos délices, Fixant ces tours et ces malices, Quelque tableau du gai savoir ! On entre en plein dans la chronique! Ce n’est pas l’amour platonique : Le siècle n’en avait souci ! Mais c’est la grâce naturelle ; Et qui voudrait chercher querelle Au crayon qui s’amuse ainsi? Merci donc, ami, pour l’offrande! Et que ma plume, un jour, te rende Le fin ragoût que je te dois ! Bien fou pourtant, si je compare Les pauvres chants que je prépare Au parfait travail de tes doigts ! L
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