Poème
À Antonin Mercié
par Claudius POPELIN
Statuaire Si j’avais comme toi, le talent souverain De faire palpiter et le marbre et la pierre, Comme toi si j’étais maître de la matière, Sculpteur, si je pouvais donner l’Ame à l’airain, Je forcerais l’Histoire à saisir son burin Pour graver sur le cippe inondé de lumière L’humble nom d’un héros, de souche roturière, Qui rougit de son sang la terre d’outre-Rhin. A Clostercamp c’est lui qui portait la lanterne. Dans l’ombre l’officier suivait le subalterne : Ils trouvèrent le même et glorieux trépas. On sait comment mourut d’Assas le gentilhomme. A cent pas en avant le sergent lit tout comme. Le noble a sa statue et Dubois ne l’a pas.
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