Poème
À José-Maria de Heredia
par Claudius POPELIN
Ta Muse magnifique en un superbe train, Mon José-Maria, tout en chantant s’avance, Et d’un rythme précis marque et frappe en cadence Le tercet redoublé sous le double quatrain. Aux sonores éclats du vers alexandrin La forme qu’elle évoque en strophes se condense, Etroitement soumise à la stricte observance Du mêtre rigoureux et des rimes d’airain. Fière comme une infante elle porte avec aise Le manteau castillan sur la robe française, Et ne donne à baiser sa main qu’à ses amis. Cependant qu’à l’écart cette reine des fées Te dicte posément le beau livre promis Sous ce titre hautain et vainqueur : « les Trophées ».
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