Poème
À Eugène Guillaume
par Claudius POPELIN
Statuaire Ami, les jours nombreux s’en vont à tire-d’aile, Nous n’en laissons passer que trop, chasseurs distraits. Rares sont, en effet, ceux qu’atteignent nos traits, Et le reste au néant s’engouffre pêle-mêle. Sage est celui qui sait, à l’étude fidèle, En consacrer beaucoup à des plaisirs discrets, Et qui, sans se livrer aux stériles regrets, Travaille insoucieux de quelque palme frêle. C’est sur quoi, l’autre soir, aussitôt ton départ, Seul, au coin de mon feu, je méditais à part, Mettant au premier rang des choses salutaires L’incomparable joie et le bonheur sans prix De ratiociner, comme disaient nos pères, Pendant une heure ou deux, entre fermes esprits.
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