Poème
A deux Damoyselles
par Clément MAROT
La Suite de l'Adolescence clémentine
Sus Lettre, il fault que tu desloges : Par toy saulver je pretendz La nouvelle Espouse Bazauges, Aussi Trezay, qui pert son temps. Mes Damoyselles Bonnes, et belles, Je vous envoye Mon feu de joye : Si j’avois mieulx, Devant voz yeux Il seroit mis. A ses Amis Bien, tant soit cher, Ne fault cacher. Or est besoing, Quand on est loing, De s’entrescrire. Cela faict rire, Et chasse esmoy. Escrivez moy Donc je vous prie : Car l’Enfant crie, Quand on luy fault. S’il ne le vault, Il le vauldra, Et ne fauldra D’estre à jamais Tout vostre : mais Dieu sçait combien Il vouldroit bien Vous supplier Ne l’oublier. Ailleurs, ne là Rien que cela Il ne demande. Me recommande.
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