Poème
À Joachim du Bellay
par Eugène MANUEL
Angers, 1894. Poète conquérant de la Grèce et de Rome, Qui, marquant pour l’assaut les flancs du Palatin, Nous convias jadis, sur un mode hautain, Au pillage acharné des trésors qu’on renomme : Ce qui survit de toi, ce n’est point le butin Dont Ronsard, fier lion, prit la plus large somme ; Ce qu’on aime de toi, fils de Loire, c’est l’homme, Qui se retrouve entier, loin du Tibre latin! A peine entendons-nous les sons de ta trompette. Contre les trahisons de l’oubli qui nous guette Il ne faut ni grands vers, ni souvenir vainqueur. Pour immortaliser ta maison paternelle, Il suffit d’un regret touchant sorti du cœur Ton petit Lire chante une note éternelle !
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