Poème
À l’Indifférente
par Claudius POPELIN
Privé de votre amour je suis plus malheureux, Plus malheureux cent fois que ne le sont les pierres, Cent fois plus malheureux que lianes et lierres Qui rampent sans appui le long des chemins creux. Mon cœur, sans votre amour, est l’autel ténébreux Dont la nuit froide et triste a soufflé les lumières, Qui, n’ayant plus de chants, de parfums, de bannières, Sommeille en l’abandon austère et rigoureux. Sous votre indifférence il va, je vous assure, Avant qu’il soit longtemps, mourir d’une blessure Que ne sauraient guérir ni baume ni liqueur. Votre dédain cruel à petits coups l’achève Et goutte à goutte en fait couler toute la sève. Ah ! prenez en pitié mon cœur, mon pauvre cœur !
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