Poème
À la princesse B. de B.
par Claudius POPELIN
La beauté, le talent sont les grands dons vainqueurs, Et qu’il nous faut tenir pour les premiers, sans doute. On rêve à votre vue, et, dès qu’on vous écoute. On se sent emporté dans les célestes chœurs. La grâce et l’harmonie, enivrantes liqueurs, Forment le pur nectar dont suffit une goutte A troubler la raison, à la confisquer toute : Il n’est pas étonnant que vous captiez les cœurs. On ne peut plus douter, noble musicienne, Quand votre blanche main, fine et patricienne, fait chanter au clavier les notes du morceau, Tant on les croit, alors, de la lyre émanées, Que sur le mont Ida, votre antique berceau, Les neuf filles de Zeus, les Muses ne soient nées.
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