Poème
À Leconte de Lisle
par Claudius POPELIN
Vous serez couronné, cette fois, ô mon maître ! Du laurier triomphal que vous tenez en main Depuis que vous menez par le noble chemin Le cortège des vers dont vous êtes le prêtre. Voilà deux fois vingt ans sous vos pas qu’on voit naître Le lis immaculé, la rose de carmin. Vous étiez grand hier ; quoi qu’on fasse demain, Certes plus qu’aujourd’hui vous ne le sauriez être. Ah ! puissent bien longtemps vos rythmes glorieux Enchanter l’âme tendre et l’esprit sérieux Que votre poésie intimement remue, Et daignez recevoir, fier buveur d’idéal, L’hommage que vous rend la faible voix émue De votre admirateur et de votre féal.
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