Poème
A Monseigneur de Guise passant par Paris
par Clément MAROT
La Suite de l'Adolescence clémentine
Va tost Epistre, il est venu, il passe, Et part demain, des Princes l’outrepasse : Il le te fault saluer humblement, Et dire ainsi : Vostre humble Serf Clement (Prince de pris) luy mesme fust venu, Mais Maladie au Lict l’a retenu Si longuement, qu’oncques ne fut si mince, Pasle, et deffaict : Vray est (illustre Prince) Qu’en ce corps mesgre est l’esprit demouré, Qui aultrefoys a pour vous labouré, Non bien sachant, combien il y doit estre : Parquoy tandis, qu’il vit en ce bas estre, Servez vous en. Ainsi diras Epistre A cil, qui est digne de Royal tiltre : Puis te tairas, car tant debile suis, Que d’ung seul vers alonger ne te puis.
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