Poème
À Théodore de Banville : Alors que la Muse aux yeux pers
par Claudius POPELIN
Alors que la Muse aux yeux pers, Ta maîtresse, ton adorée, Des plis de sa robe dorée Laisse échapper l’essaim des vers, Ami, que celle que je sers En tes beaux chants soit célébrée, Pour que, triomphante et laurée, Elle marche par l’univers. Sur l’or, sur l’argent, sur le cuivre Je connais l’art de faire vivre Le galbe ceint du trait subtil ; Et, dans le pigment perdurable Du sombre émail inaltérable Moi j’inscrirai ton fin profil.
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