Poème
À Théodore de Banville : Noble chantre athénien
par Claudius POPELIN
Noble chantre athénien, Poète subtil et rare, Sur la flûte de Mégare, Sur le luth ionien, Sur les pipeaux d’Arcadie, A l’ombre des lauriers verts, Modulant tes fermes vers, Tu fis cette comédie D’où se dégage, à la fois, Un arôme très antique, Un grand goût de sel attique, Un bon sens de franc Gaulois. On y voit l’auguste sage, Tel que Platon l’a décrit, Opposer son doux esprit A Xantippe faisant rage. Jamais le vieux Xénophon, O maître des beaux vocables ! Ne sut, en ses Mémorables, Nous le montrer plus profond. Aussi, sous les lauriers roses, Ami, lu lis sagement D’aller rêver un moment. Fuyant les diverses proses.
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