Poème
A Vignals Thoulousan
par Clément MAROT
La Suite de l'Adolescence clémentine
Quand Dieu m’auroit aussi bien presenté Le bon loysir, et l’entiere santé, Que le vouloir, ta Response alongée Seroit du tiers, et beaucoup mieulx songée : Ce neantmoins (Vignals) je pense bien, Que tu congnois, que le souverain bien De l’amytié ne gist en longues Lettres, En motz exquis, en grand nombre de Mettres, En riche Rime, ou belle invention, Ains en bon cueur, et vraye intention : Dont je m’attends, que excusé je seray De ton bon sens. Or à tant cesseray. Ma Muse foible à peine peult chanter : Mais pour le moins tu te peulx bien vanter, Que de Marot tu as à ta commande Petite Epistre, et amytié bien grande.
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