Poème
Adieu, paniers !
par Claudius POPELIN
Au baron de Rochefort-Siryeïx On montait lestement des étages nombreux. On frappait de façon à pénétrer d’emblée. La chambre était petite et pauvrement meublée ; Mais il n’importait guère à des cœurs amoureux. La maîtresse était gaie et l’amant valeureux. Présidant au festin, la jeunesse attablée, Sans marchander versait l’ivresse redoublée. Roi ni reine jamais ne furent plus heureux. Ce n’étaient que chansons et que rires sonores En des jours éclairés par des reflets d’aurores. On naissait à la vie. On n’avait que vingt ans, Et l’on éparpillait les fleurs de son printemps Qu’attachaient des liens aux fragiles bouffettes. Allons ! adieu, paniers, les vendanges sont faites.
Connectez-vous pour laisser un commentaire.