Poème
Aimons-nous
par Claudius POPELIN
Ici-bas nous marchons sur un terrain mouvant, La vie en un clin d’œil, hélas ! est consumée. Aimons-nous, aimons-nous, ma chère bien-aimée ; Rien que cela n’est vrai. Tout le reste est du vent. Pompes, richesses, honneurs, superbes soulevant Le front enorgueilli, triomphe et renommée, Moisson de lauriers verts, tout cela c’est fumée Auprès de ton regard céleste et captivant. Les sceptres terminés par une main d’ivoire, Les trônes éblouis aux rayons de la gloire, Les couronnes que ferme et surmonte la croix, La pourpre impériale aux abeilles sans nombre Et les fleurs de lis d’or au manteau bleu des rois, Auprès de ton amour, tout cela c’est de l’ombre.
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