Poème
Anges et mortelles
par Claudius POPELIN
À Gustave Popelin Comme ils étaient penchés sur les gouffres béants, Les anges, fatigués des splendeurs éternelles, Se sentirent brûlés par des ardeurs charnelles En regardant la Terre au sein des océans. Les filles des mortels, qui se mouvaient céans, Tentèrent leurs désirs, car elles étaient belles, Les anges n’eurent point à les trouver rebelles. De ce commerce-là naquirent les géants. Peintre ou poète, artiste, épouse la nature. Ne poursuis qu’en ses bras l’amoureuse aventure, La suprême caresse et le déduit final ; Imprime dans ses chairs l’étreinte qui terrasse, Infuse dans ses flancs ton céleste idéal, Et tu créeras ainsi l’œuvre de forte race.
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