Poème
Arrière-saison
par Claudius POPELIN
À Edmond Cottinet Le Printemps apparaît dans ses beaux habits verts, Radieux et charmant il passe comme un rêve. L’Été, fils du Soleil, transperce de son glaive L’épaisse frondaison des plus sombres couverts. Le doux Automne accourt mûrir ses fruits divers, Livre la feuille jaune au vent qui la soulève, Et fait épanouir, d’une tardive sève, Le chrysanthème d’or précurseur des hivers. La neige, maintenant, qui blanchit notre tête, Nous indique très bien le terme de la fête. Ne nous consumons pas en regrets superflus. Laissons les amoureux, laissons les amoureuses, Dès qu’ils sont assurés qu’on ne les aime plus, Exhaler vainement leurs plaintes douloureuses.
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