Poème
Au clair de la lune
par Claudius POPELIN
Bicésure Sur l’étang bleu que vient rider le vent des soirs Séléné penche, avec amour, sa face blonde, Et sa clarté, qui se reflète au ras de l’onde, Met un point d’or au front mouvant des roseaux noirs. Déjà la flore a refermé ses encensoirs. L’oiseau se tait et le sommeil étreint le monde : Ecoute bien, tu n’entendras rien à la ronde Que palpiter mon cœur gonflé d’ardents espoirs. Dans une main je tiens ta main mignonne et blanche, Mon bras te ceint, mon autre main est sur ta hanche, Je sens ton corps, ton corps charmant tout contre moi. Ta lèvre s’ouvre, un mot divin sur elle expire, Mais ton regard qui laisse voir ton doux émoi. Avant ta lèvre à mon regard a su le dire.
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