Poème
Aux détracteurs des vers
par Claudius POPELIN
Vous méprisez les vers, la rime, la mesure, Le langage affiné par les bons ciseleurs, Et vous allez criblant de vos traits persifleurs Un art que vous trouvez de futile culture. J’en sais que la musique évidemment torture, Il est d’honnêtes gens qui n’aiment pas les fleurs : On ne peut discuter des goûts ni des couleurs ; Tel est aveugle-né, tel a l’oreille dure. Chacun sent comme il peut. Gageons que des pandours Ne se résoudraient point à troquer leurs tambours Contre flûtes, hautbois, harpes et cornemuses. L’aigle fauve s’endort sur le sceptre de Zeus, Assoupi par les chants d’Apollon et des Muses ; Un Turc à des sonnets préfère Karagheuz.
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