Poème
Aux nobles Mécènes
par Claudius POPELIN
Aucuns vont requérant, pour majeure liesse, Les pensements gentilz des folastres esbatz, Et, captifs ès liens des mulièbres appatz, Pourchassent le déduict d’une accorte maîtresse, Aucuns, en leur soulci, n’ont ni repos ni cesse Que le sort ne les boute à goubverner estatz ; Cil des clairons sonnants se délecte aux esclatz, Cil ensuict aux halliers la vierge chasseresse. Qu’il blasonne en champ noir ou porte pennon blanc, Tout homme sent le dard qui le vient poindre au flanc Et mord amprès le fruict qui ne le rassasie. Pour moi c’est mon vouloir, mon estude et soulas Que de bien mériter des nobles Maecenas, Et par ainsy chascun poursuict sa phantasie.
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