Poème
Beati pauperes
par Claudius POPELIN
Contentons-nous d’un sort modeste Et ne recherchons point l’éclat ; On avance d’un pas plus leste En marchant sur un chemin plat. Le pauvre est plus gai sous sa veste Que dans sa pourpre le prélat ; Le sage a du bonheur de reste En son obscur apostolat. Le trône où le César se juche Sous sa base sent mainte embûche, Richesses troublent le sommeil. On voit des taches à la gloire, Et plus on est en plein soleil Plus l’ombre qu’on projette est noire.
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