Poème
César Borgia
par Claudius POPELIN
À Charles Yriarte A cheval et frisé comme un jeune garçon, César Borgia, le prince au visage impassible, Sur des hommes vivants pour tirer à la cible S’avance, l’arc en main et la trousse à l’arçon. Les malheureux sont là courbés sous le frisson. Effarés et fuyant la boucherie horrible. Lui, cependant, il rit de voir que ceux qu’il crible Tombent sur le pavé d’une étrange façon. Le Pape, de plaisir, se pâme à la fenêtre. Madonna Lucrezia, la fille de ce prêtre, Fait à l’incestueux un signe dérobé ; Et la rouge séquelle et le grand caudataire Affirment contempler Apollo sagittaire Perçant de ses traits d’or les fils de Niobé.
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