Poème
Constance
par Claudius POPELIN
Constance ! on peut briser le front des citadelles, Que ta vaillante main tient le drapeau toujours, Et tu sais résister à l’indomptable cours Du torrent déchaîné des fortunes rebelles. Le ciel des vains appâts ne tente point tes ailes ; Tu gardes à ta foi ton chaleureux secours. C’est quand vient à sonner l’heure des mauvais jours Que tu t’épanouis au fond des cœurs fidèles. Vertu faite d’amour et de solidité, Qui soutiens l’âme humaine et qui la rends plus fière En maintenant debout la conscience altière, Vertu mâle et sereine, ô noble déité Qui rattaches et joins dans un commun emblème Le principe qu’on sert et la femme qu’on aime !
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