Poème
Convalescence
par Claudius POPELIN
Viens près de moi, tout près, tout près, plus près encor, Viens, je veux respirer ton haleine fleurie, Et je veux appuyer ma tête endolorie Sur le soyeux tissu de tes beaux cheveux d’or. Je veux, comme un avare enserre son trésor, Tenir ta douce main dans ma main amaigrie, Et je veux me bercer en une rêverie Où mon âme se livre à son nouvel essor. Car de l’être alangui, plus subtile et plus pure Elle s’envolera d’une plus libre allure, Vers le ressouvenir d’un paradis perdu. J’en saurai goûter mieux les suprêmes délices Quand la santé, m’ayant fait boire à ses calices, Me l’aura, dans la force et la gaité, rendu.
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