Poème
Cruel problème
par Claudius POPELIN
Vous m’avez subjugué dès le premier propos Que vous m’avez tenu de votre voix si tendre, Et je n’ai su vous voir, je n’ai su vous entendre Sans perdre en même temps l’esprit et le repos. Pareil à l’oiselet qui s’englue aux pipeaux, Faible cœur imprudent je me suis laissé prendre, Et je me suis trouvé, sans pouvoir m’en défendre, Privé de ma raison qui s’est donné campos. Vous m’emplissez, parfois, d’une telle folie, Tant vous m’apparaissez charmeresse et jolie, Que je voudrais baiser la trace de vos pas ; Vous me jetez aussi, parfois, cruel problème, Dans un trouble si grand qu’alors je ne sais pas Si je vous hais, Madame, ou bien si je vous aime.
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